Sous le masque… le visage
L’abandon de votre personnage ne fera pas qu’il n’y a “personne” comme l’affirment certains. Cette formule, quelque peu lapidaire, peut être mal comprise et entendue de façon absolutiste. Le fait que le personnage soit reconnu comme inexistant et vide ne laisse pas place à “personne”. “Personne” n’est pas une nouvelle définition. C’est ledit personnage qui est “personne”. Il ne l’a jamais été. Il est comme un costume sans vie que l’on endosse et auquel on s’identifie dans le but d’être “quelqu’un d’autre”.
Tout cela n’est qu’une histoire. Aussi, lorsqu’elle est démasquée, ce n’est pas “personne” qui reste sous le costume, mais notre Être, notre nudité fondamentale dotée de ses propres particularités, à l’instar de notre corps physique.
L’illusion laisse place à la vérité de notre Présence, et non à une “absence”. Il ne s’agit pas d’un certain “personne”. Ce n’est pas une entité neutre, uniforme et dépourvue de caractère individuel comme cela peut être entendu.
Notre premier écueil, c’est de croire que “nous allons le faire”. Cependant, qui croit cela ? Avec cette croyance apparaît l’enjeu de réussir ou échouer. Comment la vérité connaîtrait un tel enjeu ? C’est donc l’illusion qui cherche à s’éveiller. Comment le mensonge pourrait-il devenir vrai ?
Qu’un patient aspire à guérir, cela semble légitime. Qu’il s’imagine être son propre médecin, c’est assez improbable. Ce n’est pas le problème qui va trouver la solution. C’est d’arrêter de se faire exister qui peut le solutionner. Afin d’y arriver, nous devrions nous interroger sur la façon dont nous créons notre propre problématique.



