Repartir du bon pied
Le terme “inconditionnel” est intéressant. Il signifie “qui n’est soumis à aucune condition”. Fondamentalement, l’Amour est sans condition, il n’a donc pas besoin de le devenir. La question est plutôt : pourquoi le conditionnons-nous ? Si nous ne mettons pas d’obstacles à l’Amour, du fait de sa nature spontanée, il brille comme le soleil lorsqu’il n’est plus caché par les nuages.
Cette problématique est similaire à celle que nous rencontrons dans notre quête de la Vérité. Nous voulons intégrer la Vérité à notre illusion au lieu de rompre avec celle-ci pour que la Vérité initiale resurgisse. Le mensonge ne fait que travestir la Vérité, il ne la supprime pas. C’est également ce qui se produit avec l’Amour, qui demeure derrière les conditions avec lesquelles nous le dissimulons.
L’illusion ne souhaite pas que la Vérité et l’Amour soient inconditionnels. Depuis le début, c’est elle qui les entrave. C’est sa manière de s’imposer et d’exercer son contrôle. Que croyons-nous réellement contrôler ? Le fait qu’elle s’impose nous masque toujours plus la réalité. Comment pouvons-nous espérer un éveil et une libération de cette manière ? Sans y renoncer, tout ce que nous entreprenons, c’est elle qui le décide.
En somme, plutôt que de nous exercer raisonnablement à l’Amour, il serait préférable, pour débuter, de déjouer l’illusion qui en constitue l’écueil majeur. Si l’Amour représente le fondement même de la Vie, s’éveiller au Vivant est indispensable pour exprimer l’Amour. Cela s’applique également dans le sens opposé. À l’instar du feu, lumière et chaleur sont indissociables. Il est illusoire de séparer ces deux composantes qui sont intrinsèquement liées.



