Vision objective, vision subjective
Si la séparation de l’illusion n’a jamais existé, en réalité, rien de ce qui en découle, comme les notions d’échouer, de perdre la Présence, de l’oublier et d’espérer la stabiliser, n’ont pas la moindre pertinence et ne sont à prendre en compte. Rien “d’autre”, aucune condition n’a besoin d’être assumée.
Le mental critique et juge la qualité de notre Présence. Cependant, il n’en sait rien, puisqu’il n’est pas légitime.
Nous sommes comme face à un tableau que nous commentons et jugeons. Cependant, cela ne change en rien ce qu’il est intrinsèquement. Pour lui, qu’importe nos opinions liées à nos critères et à notre regard. À tout jamais, il restera la même œuvre. La nature de “ce qui EST”, du “Je Suis”, de façon inexorable, échappe à tout jugement.
De la même façon qu’aucun malade imaginaire n’a besoin d’être soigné pour retrouver la santé, aucun être illusionné n’a réellement besoin de regagner la Vérité. Le pouvoir de la croyance et celui de l’autopersuasion sont des leviers puissants qui nous induisent en erreur. Notre recours dépend de ne plus chercher à mixer notre vision subjective avec la réalité objective. Lorsque nous la voyons “telle qu’elle Est”, simplement, nous réalisons comment, depuis toujours, elle est demeurée intacte.



